Circuit effectué au Vietnam : Ho Chi Minh – Hanoï (5 novembre – 3 décembre 2017)

Extraits du carnet de route

 

…”Depuis Dubaï, un peu plus de 6 heures de vol sont nécessaires pour regagner Ho Chi Minh.

Il est 19h., heure locale et environ 13 heures en France ce mercredi 5 novembre 2017. La nuit est tombée et les personnels de bord font leurs habituelles annonces.

L’avion a entamé sa descente. En dessous Hô Chi Minh a revêtu son habit de lumière. On devine ici et là une kyrielle de tâches foncées (les rizières du delta du Mékong). 

Vu d’en haut, on imagine le contraste violent de la terre, de l’eau et du vent.

Pour l’heure, la descente est calme. La météo n’annonce pas de typhon”. 

…………

“Arrivée à Ho Chi Minh” 

….” La chaleur moite et humide du sud-est asiatique nous signale qu’il va falloir composer avec l’eau et la chaleur. Il fait 28 degrés le soir de notre arrivée; il pleut…

Personne, il y a à peine une quarantaine d’années, n’aurait donné cher de l’avenir du Vietnam. Les villes, les campages, les routes, les ponts, tout avait été détruit par les tonnes de bombes déversées sur le pays lors de la dernière guerre qui opposa les suds vietnamiens et les américains au Vietcong. C’est sur ces ruines que va renaître une nation délibérément tournée vers l’avenir et la modernité.

 Visite de Hô Chi Minh

Nous sommes allés au Viet Nam un peu par curiosité, un peu parce que les amis avec lesquels nous en discutions avaient beaucoup apprécié le pays, les gens, la beauté des paysages… Depuis longtemps,  le Vietnam faisait partie de nos projets de voyage. Nous avions très envie de découvrir une culture, des modes de vie, des traditions fortement influencées par la culture boudhiste, et de prendre le pouls d’un pays en pleine évolution en dépit des guerres subies.

La première chose qui va nous surprendre en arrivant au Vietnam, c’est le dynamisme de tout un peuple qui a su reconstruire en peu de temps ce que des années de guerre avait ruinées.  De ce point de vue, la ville de Hô Chi Minh, notre point d’entrée au Vietnam, donne un très  bon aperçu de cette vitalité et de ce formidable élan collectif. Les gratte-ciels d’Hô Chi Minh ville,  l’ampleur de la réhabilitation urbaine illustrent ce phénomène de reconstruction et constituent un bon indicateur de la manière dont le pays s’est relevé.

Cathédrale Notre Dame construite par les français de 1877 à 1880 dans un style néo-roman. Les flèches en fer mesurent 40m de haut
Poste centrale construite de 1886 à 1891. La charpente métallique est l’oeuvre de Gustave Eiffel. Elle témoigne de l’architecture française à Saïgon. Au fond du bâtiment, Hô Chi Minh est bien présent et  semble veiller sur l’ensemble de la clientèle !

Le portrait de Hô Chi Minh accroché au fond du bâtiment.

L’hôtel de ville de Hô Chi Minh construit entre 1900 et 1908 et décoré par Ruffier qui le chargea de colonnettes corinthiènnes. Il est aujourd’hui le siège du comité populaire de la ville et témoigne de l’époque coloniale à Saïgon.
Ancienne Maison coloniale à Saïgon dans le quartier Cholon

Palais de la réunification

Le palais de la réunification est entré dans l’histoire le 30 avril 1975 à 10h.45. Les chars de l’armée communiste nord vietnamienne défoncèrent les grilles en fer forgé du parc. Cette image marque la chute de Saïgon et la fin de 30 années de guerre.

L’hélicoptère américiain (immortalisé dans le film Apocalypse now)  que vous voyez se trouve dans les jardins du musée du vestige de la guerre qui rassemble à travers des objets et des photos l’ensemble des exactions commises.

La pagode de Jade

La Pagode de l’empereur de Jade à Hô Chi Minh est également connu sous le nom de pagode des tortues. Elle a été construite en 1909 par les Chinois de Canton. A l’intérieur, on trouve des divinités à l’aspect fantasmagorique. Dans une des salles, 10 poupées en porcelaine habillées de tissus colorés symbolisent les traits variés du caractère humain.

Quelques photos

Ballade dans le Delta du

Mékong

Nous partons pour le Delta du Mékong en bus avec un groupe de touristes vietnamiens, grecs, argentins, canadiens….Il est 8 heures du matin.

Direction My Tho. Le chauffeur arbore une casquette beige et d’imposantes lunettes de soleil. D’une efficacité redoutable, il va se faufiler dans le trafic avec brio et toute sa conduite se fera au klaxon.  Très calme, rien ne transparaît sur son visage, pas la moindre expression d’une quelconque irritation. Pas un mot, pas un rictus qui signalerait une quelconque impatience à l’endroit d’un concurrent du bitume l’empêchant de filer sans ralentir. Il slalome entre les dizaines de véhicules qui l’entourent, il utilise tous les espaces libres de la chaussée. Un coup de klaxon plus ou moins long selon le danger et voilà les scooters qui s’écartent pour se ranger précipitamment sur le bas côté. Il sera notre chauffeur pendant deux jours. Un spectacle à lui tout seul.

A l’extrême sud du Vietnam, bien calés entre Ho Chí Minh-Ville, la frontière du Cambodge, la mer de Chine et le golfe du Siam, se profilent de superbes  paysages gorgés d’eau. On est dans le delta du Mékong, une vaste plaine extrêmement fertile irriguée par les neufs “terminaisons fluviales” du fleuve.

Un peu plus d’une heure s’est écoulée depuis que nous avons quitté Hô Chi Minh par l’autoroute à péage. My Tho est notre premier arrêt. Nous pourrons y  admirer le Bouddha du Delta (ci-dessous);  le Bouddha couché n’est pas très loin.

 

C’est à  partir de My Tho qu’on entre dans la région du Delta. Phnom Penh n’est pas très loin: à 160 km. A partir de Chau Doc à la frontière du cambodge on peut rejoindre la capitale cambodgienne en bateau. Les flots du Mékong ont toujours été  une voie de transport idéale pour les marchandises et les hommes. 

Le Mekong ?  Il prend sa source au Tibet. Long de 4210 km, il irrigue 6 pays, la Chine, la Brirmanie, La Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam avant de se jeter dans la mer de Chine. 

Il se divise en plusieurs bras qui forment une gigantesque patte d’oie. Dans cette vaste plaine vivent 18 millions d’habitants sur une population totale de 93 Millions. L’eau est partout. Avec le réchauffement climatique, le risque est réel de voir les eaux conquérir l’ensemble de la région. Pour l’heure, les habitants du delta vivent au rythme de l’eau et de ses  crues. On va faire ses courses, on va chez son voisin en barque et glisser sur les flots boueux des petits canaux qui émaillent le delta relève d’un art antique et consommé de la navigation. Le riz, les légumes et les fruits  constituent ici la principale richesse. Le delta est ainsi considéré comme le grenier, le potager et le verger du Vietnam. C’est une zone d’échanges, de marchés et d’intenses activités économiques. 

 

 

 

La région de My Tho  dans le Delta du Mekong

Can Tho et le marché

flottant 

 Can tho (1200 000 habitants) est une étape très agréable. Comparativement à Hô Chi Minh la pollution y est nettement moindre. Les avenues sont larges, la circulation fluide et sereine. Centre politique, économique et culturel du delta elle est reliée aux autres agglomérations grâce à un impressionnant réseau de canaux et de petites rivières. Les « marchés flottants » autour de Can Tho sont une des attractions touristiques principales de l’endroit.

Le  marché flottant de Cai Rang se trouve à une vingtaine de minutes en bateau du centre de Can Tho. Une centaine de jonques petites et grandes chargées de pastèques, de melons, de patates douces, d’ananas forment de petites boutiques flottantes auprès desquels les touristes et la population  viennent s’approvisionner. On vient y acheter ses fruits et ses légumes. Le plus souvent les marchandises sont exposées au front du bateau, parfois au bout d’une perche en bambou. Les gens font ainsi leur marché. On trouve également d’autres produits comme de la viande, de la sauce vietnamienne (le nuoc mam), des produits de première nécessité, de la boisson…

Etonnant spectacle qui bat son plein très tôt le matin jusque vers midi. Le marché de Cai Rang est devenu la principale attraction touristique du delta.

Certains bateaux ont deux yeux peints sur la proue. En effet, au Vietnam, le bateau est considéré, encore aujourd’hui, comme un être qui possède une âme. Après le calfatage, les marins posent des yeux, ronds ou en amande, à sa proue pour signifier cette spiritualité. Grâce à eux, les navigateurs ne craignent pas les embûches sur le fleuve ou en mer, à l’instar des bancs de sable, par exemple.

 

Après le marché flottant, nous regagnons le rivage du Mékong et visitons une fabrique de nouilles de riz.  Selon les variantes,  les nouilles de riz sont tantôt appelées pâtes de riz ou vermicelles de riz. Elles constituent la base de la nourriture chinoise et du sud-est asiatique. Elles sont préparées en soupe, en salade ou encore sautées à la poêle

Lieux au bord du Mékong à Can Thô

Autres photos prises dans la région du Delta

En route vers le Nord du Vietnam

PREMIERES IMPRESSIONS ET REFLEXIONS

“Extraits du journal de voyage”.

 

 

 

Nous sommes à la gare de Hô Chi Minh avec nos tickets de train achetés la veille. On s’apprête à prendre le train pour Na Trang, première halte sur la route du nord. A l’intérieur de la gare, tout est parfaitement organisé. Des hôtesses d’accueil sont là pour vous renseigner. Sur le quai, un receveur devant chaque voiture accueille les passagers, vérifie les tickets et invite le voyageurs à regagner sa place. Le train bleu blanc rouge (eh oui ! ) avec la climatisation à bord, va partir. Un homme en bleu qui vient de réajuster sa cravate donne le signal du départ. Nous sommes partis pour un trajet de 310 Km qui doit durer 7h 30. Confortablement assis sur des sièges en skaï gris et beige qui nous ont été attribués je découvre le mécanisme pour régler l’inclinaison du siège qui est en position couchette ! le voyage ne devrait pas être très éprouvant malgré la durée du voyage. Et puis des distractions sont prévues. Tout au long du trajet des agents de service en chemise bleue à manche courte avec un écusson entouré d’un liseré rouge et vert aux insignes de la compagnie du train vietnamien poussent leur chariot rempli de nourriture, de boissons diverses, de galettes, de cacahuètes au caramel, de soupe aux nouilles de riz … A chaque passage ils en font une bruyante réclame. Pour un vrai repas, composé de riz, de viande, de soupe il faut s’inscrire et acheter un billet; l’agent viendra vous servir à votre place. Pour l’ambiance, Rail TV diffuse en permanence des films avec des chevaliers équipés de casques pointus et d’épées affutées. Les scènes de combats titanesques retiennent en haleine les spectateurs captivés. Des pièces de théâtre humoristiques ou des documentaires sur les animaux sauvages repassent en boucle. Les gens s’occupent comme ils peuvent. Aucun ne lit. Beaucoup grignotent ou mangent, regardent le paysage ou dorment. La télé suscite parfois des éclats de rire chez ceux qui la regardent. Nous arrivons comme prévus à 18h…..

La Ville de Na Trang : “station balnéaire agréable” titrent certains guides de voyage que nous avons pu consulter. Pour le dire tout net nous n’avons pas aimé cette ville. Bien sûr, c’est très subjectif comme impression et le dire ainsi suppose un minimum d’explications. Mais quand même une ville à ce point bétonnée,  et sans aucun charme qui a fait le choix d’accceuillir chaque jours des charters de touristes russes arrivant à flux tendus dans cette petite ville de 300 000 habitants, cela donne une idée de l’ambiance et du style de la ville ! Bref, Na Trang est à éviter !

Passons sur l’accueil des chauffeurs de taxi à la gare. Pour une course de la gare à l’hôtel ils ne demandaient pas moins de 200 000 Dongs alors que le prix normal est de 60000 dongs. Certes, j’aurai pu marchander. Nous ferons les 3 km qui nous séparent de l’hôtel à pieds, traînant derrière nous nos valises à roulettes. L’air est moite, il fait aux alentours de 30 degrés. La nuit est déjà tombée. Il est aux environs de 18h. Nous nous guidons avec une application GPS pour smartphone très pratique quand on arrive dans une ville qu’on ne connaît pas. Aux terrasses des nombreux cafés et petits restaurants où sont attablés nombre de vietnamiens l’ambiance est plutôt bon enfant. Sur les trottoirs, les gens mangent à même le sol ou sur de petits tabourets. Des boutiques de toutes sorte envahissent le trottoir. Dans la rue, c’est une autre histoire. Des milliers de scooters s’écoulent dans un flux incessant rendant la traversée de la chaussée improbable. En fait, les pilotes sont habitués aux obstacles « humains » qui surgissent devant eux et les évite, en principe ! C’est indéniablement leur maitrise et leur habitude de la circulation dans les villes vietnamiennes qui fait que tout se passe apparemment sans casse. Le plus difficile dans ce drôle de jeu à deux que se livrent le scooter et le piéton, c’est de traverser ou plus exactement de décider de traverser, en se persuadant qu’en face le pilote vous évitera. En général c’est ce qui se passe, le scooter ayant anticipé la présence de l’intrus sur la chaussé, le contourne au dernier moment puis un autre jusqu’ à temps que vous soyez passé ! Pour l’instant il ne nous est rien arrivé. Mais c’est très impressionnant ! Nous mettrons 1 heure et demi pour trouver un hôtel pas loin de la mer de chine. Un hôtel où ne séjournent que des russes. Au fur et à mesure que nous approchons des plages, les bars, les restau, les hôtels se font plus nombreux. De puissants baffles diffusent de la disco et de la musique techno. On se croirait sur la Costa Brava en plein mois d’aout. A l’évidence Na Trang a fait le choix du tourisme de masse. Beaucoup de russes, en couple, en famille, venus de Sibérie ou de l’Oural chercher la chaleur des tropiques se retrouvent le soir tombé dans l’un des nombreux bars ou restaurants de l’avenue qui mène à la mer. Il y a aussi des chinois, des coréens, des japonais nous dira l’hôtelier. Nous le verrons surtout le lendemain, la ville est un gigantesque chantier. Les tours de 20-30 étages poussent comme des champignons sur des friches, et  au gré des espaces vacants,  sans plan urbanistique bien précis. On a l’impression que la seule règle qui fonctionne dans cet anarchisme urbain c’est la spéculation immobilière. Le jour, le bruit assourdissant des

marteaux piqueurs et des pelleteuses a fait taire le chant des oiseaux. Sur le bord de mer, le paysage urbain est plus apaisé. On aperçoit cependant dans cette baie majestueuse, de nombreuses iles (il y en a 19 au total) dont l’une a accroché sur le flanc de la montagne à l’instar de Hollywood en grandes lettre blanches Vinpearl. Sous ce nom qu’on peut traduire comme la perle du Vietnam se cache en fait un immense complexe hôtelier et un parc d’attraction. Je ne peux pas m’empêcher de me demander ici à Natrang après quoi court le Vietnam. Le rêve américain serait il devenu le modèle?

Quelques pistes de réflexion ……Depuis la fin de la guerre froide et l’accélération de la mondialisation néolibérale les modes de développement ne s’opposent plus. Ils se rejoignent. Longtemps séparés en catégories à peu près étanches, le libéralisme et le socialisme auraient ils fini par se rejoindre ? De fait, le Vietnam depuis 1986 date à laquelle le pays s’engage résolument dans l’économie de marché pour éviter une grave crise politico-sociale, (la politique du Doi Moi – le renouveau -), va faire le choix de renouer avec la propriété privée et de solliciter les investissements étrangers avec une préférence appuyée pour la finance et l’immobilier. En 1992, tout l’appareil administratif s’intègre au marché économique mondial avec comme effet, un enrichissement de la population, une hausse relative du niveau de vie et une conséquence attendue, une aggravation notable des disparités sociales. Pour autant la République socialiste continue de contrôler de près la presse, la télévision et Internet, même si le wi-fi est gratuit partout. Ces rapides explications permettent de mieux saisir ce que la rue et le paysage urbain des grandes villes comme Hô Chi Minh, laissent supposer au passant étranger qui comme moi est venu faire un petit circuit au Vietnam. Le spectacle sous toutes ses formes (le Karaoké est une pratique en vogue dans les rues branchées de Hô Chi Minh), les distractions, la mode et un urbanisme en pleine recomposition sont les signes d’une mutation qui interroge. A cet égard, la rue, en tout cas celles dans lesquelles je me suis promené, me fait l’effet d’être le marqueur d’un désir frénétique, d’une avidité de saisir une offre commerciale aux accents très occidentaux. Que ce soit à Hô Chi Minh ou à Na Trang, on rencontre une jeunesse urbanisée qui se retrouve le soir dans les bars branchés des villes. Elle semble avide de s’approprier les marques et les codes des jeunesses occidentales. Et pourquoi pas ! Sauf qu’on est dans un pays très marqué par la culture communiste et qui est restée par certains aspects assez conservatrice.

C’est un régime de parti unique qui dirige le pays. Alors cette jeunesse prête à bousculer les codes et les valeurs de la société vietnamienne : un phénomène accepté par le régime ? Assiste-t-on, au fond, à une libéralisation du régime, ou plus exactement à une tolérance plus ou moins régulée et acceptée par une république socialiste toujours très méfiante vis à vis de toute forme d’opposition ? La rue Bien Vu ou encore le fameux quartier branché situé près du marché central de Ben Thanh à Hô Chi Minh, ou les quartiers du bord de mer à Na Trang seraient-ils les concessions acceptées par le régime qui par ailleurs contrôle toute forme d’opposition ? Avec la mondialisation néo libérale, la généralisation du numérique, une mise en équivalence des formes sociales et  humaines sur le modèle du grand marché semble être devenu la norme. Je n’étais jamais allé au Vietnam auparavant. Mais Natrang plus particulièrement m’est paru comme le symbole d’une évolution ou d’une mutation dont on ne perçoit pas tout a fait le devenir mais dont on saisit bien les enjeux et les références. Ce qui est sûr, et je l’avais déjà constaté un peu à Hô Chi Minh, une étrange mutation est en marche, une sorte d’hybride, mélange des excès du capitalisme et de l’héritage communiste est en cours. C’est cette sensation d’un rapprochement (d)étonnant entre un passé communiste et une mondialisation libérale que j’ai ressenti à Hô Chi Minh et à Na Trang.

                                                                                      DH

Nha Trang une ville à mille Tours

Nha Trang ! Cette ville balnéaire de plus de 300 000 habitants n’est vraiment pas très belle ou plutôt elle est aujourd’hui défigurée par des centaines de tours, d’hôtels dédiés à un tourisme de masse essentiellement russe. Elle est une étape “obligée”  pour le voyageur qui comme nous traverse le Vietnam du sud au nord (ou inversement).

HOI AN AU CENTRE DU VIETNAM

Hoi An, est située à une trentaine de kilomètres au sud de Da Nang, à peu de choses près à mi-chemin entre Hô Chi Minh et Hanoï. La ville est surtout connue pour ses tailleurs qui vous font des costumes, des manteaux, des chemises sur mesure en très peu de temps. Cette ville au charme fou a longtemps été habitée par des chinois et des japonais qui en avaient fait un lieu de rencontres commerciales. Leurs influences se font encore sentir aujourd’hui notamment au niveau des maisons judicieusement restaurées.  La vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999. Elle est superbe, tout droit sortie d’un décor de carte postale ! A la nuit tombée les devantures des maisons éclairées par la lueur des lanternes en papier de soie donnent à l’endroit un cachet féérique et très romantique. Ces demeures d’influence chinoise, japonaise et vietnamienne sont aujourd’hui devenues des lieux de visite, des bars, des restaurants. C’est très agréable d’y flâner le soir.
Le pont couvert Japonais de Hoï An, Chua Cau en vietnamien a été construit en 1593 par les japonais pour relier la communauté chinoise de la ville. Certains couples japonais  viennent y faire leur photos de mariage

Quelques maisons dans le quartier historique de Hoï An

Hoï An et la broderie

Au marché, autour d’un calamar farci et cuit à la poêle

Imaginez un peu ! Des calamars cuisinés devant vous : un régal. C’est ce que nous avons dégusté au marché de Hoï An.

HUE ET LA ZONE DEMILITARISEE

Nous arrivons à Hué avec un magnifique bus jaune à étage équipé de Wi Fi A l’intérieur il n’y pas les sièges habituels auxquels on pourrait s’attendre. Non, le bus est équipé pour de longs voyages de nuit. Des fauteuils une place sont installés à même le plancher et on peut les incliner à sa guise. Les jambes peuvent être complètement dépliées et se loger sous le fauteuil de devant. En position couchette on peut dormir Ce sont ces bus-couchettes qui sillonnent le Vietnam du Nord au Sud. Pour faire les 135 km qui séparent Hoï An de Hué il nous a fallu 3 heures. Il est 17 h. lorsque le bus nous dépose quelque part dans Hué. La consultation de mon GPS m’indique que nous ne sommes qu’à 2 km de notre hôtel. Des chauffeurs de taxi attendent, se précipitent vers nous; une négociation, un prix fixé et nous rejoignons l’hôtel retenu la veille avec booking. Merveilleux petit hôtel, le Sunny B, au centre de la ville dans un quartier animé, plein de restau, de petites boutiques et pas trop loin de la citadelle que nous projetons de visiter le lendemain . Très bon accueil dans cet hôtel qui s’occupe également de réservations diverses. Nous en profitons pour réserver notre ticket de train pour Nin Bihn dans 2 jours ainsi qu’une visite de la fameuse DMZ (la zone démilitarisée, le 17ème parallèle, la ligne de séparation entre le nord communiste et le sud sous la tutelle américaine), là où eurent lieu d’intenses bombardements et des combats acharnés entre les troupes américaines et le Viêt-Cong.)

 

Les Tunnels de Vinh Moc

Vinh Moc est un petit village qui se trouve exactement sur le 17ème parrallèle c’est à dire sur la ligne de démarcation qui séparait le nord Vietnam alors communiste au sud sous influence américaine. les Américains y avaient installé leur base de Khey Shan et d’intenses bombardements eurent lieu dans ce secteur. Le village servait aussi aux  Vietcongs qui y entreposaient leurs munitions, leurs armes… L’armée américaine ayant repèré cette zone aux mains du vietcong entreprit de bombarder ce secteur sans répit. On dit aujourd’hui que le disctrict de Vinh Moc a été le secteur qui a reçu le plus de bombes, de napalm, de défoliants pendant la guerre. 

Pour se protèger des bombes les habitants de Vinh Moc et des villages alentour entreprirent de creuser un vaste réseau de tunnels et de galeries.  Des abris furent donc construits. Il y avait des infirmeries, des cuisines… et même une nurserie. Un des tunnels débouche sur la mer. 

La visite est assez impressionnante. Munis d’une lampe de poche, on avance courbé dans des boyaux assez étroits. On imagine assez bien avec les photos de l’époque comment les villageois purent s’organsier pour continuer à vivre avec le vietcong sous un déluge de bombes quotidien qui dura 6 ans.

 

QUELQUES PHOTOS 

Pics karstiques du nord Vietnam dans la région de Ninh Binh

Au nord du Vietnam dans la région de Ninh Binh (baie d’Ha Long terrestre) mais surtout dans la fameuse baie d’Ha Long maritime, le paysage karstique est formé de pics de calcaire qui émergent de l’eau. Plus scientifiquement, le karst désigne une structure géomorphologique résultant de l’érosion par les pluies et le ruissellement des eaux des roches calcaires laissant place majoritairement à des pics abrupts et à des grottes. C’est ce paysage étonnant que nous avons découvert en barque et en bateau

La Baie d’Ha Long

L’ensemble du site de la baie d’Ha Long est en pleine requalification. Des hôtels, des immeubles, des palais des congrès, des villes nouvelles adaptées au tourisme…sortent de terre. Cette effervescence urbaine et architecturale est à la mesure de l’ambition d’un pays qui s’est lancé à corps perdu dans la construction immobilière, entre autres.

Tout est organisé, tout est fait pour que chaque touriste converge vers le nouvel embarcadère à partir duquel il pourra visiter la baie parsemée de pics karstiques. Ici règnent avec une efficacité sans faille les tours opérators. 

Au-delà de la carte postale, en dépit d’un devenir strictement dédié à un tourisme captif , une ballade en bateau dans la baie d’Ha Long reste un moment merveilleux.

La baie d’Along compte environ deux mille pains de sucre de toutes formes et de toutes tailles qui jaillissent de la mer et s’étendent à perte de vue. Au fur et à mesure qu’on y progresse, le paysage change. On y a une douce sensation de sérénité. Selon la légende, un dragon serait descendu dans la mer pour en réguler les flots. Avec sa queue, il aurait fait éclater les rochers du rivages et les aurait dispersés. L’eau s’engouffra dans les crevasses ne laissant apparaître que les sommets les plus élevés.

Plus rationnellement, il y a quelques millions d’années, Along devait être un immense plateau calcaire raviné par les eaux de pluie. D’immenses masses de calcaire durent se désagréger, laissant debout les roches les plus dures, livrées ensuite aux coups de boutoir du vent et de la mer. Ce qui explique les formes déchiquetées du site. Les grottes, cavités et tunnels qui transpercent les rochers servirent de refuges aux combattants de la guérilla nord-vietnamienne dans les années 1940-1950. L’endroit a été classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1993, sous le critère de « beauté naturelle ».

Les perles de culture de la baie d’Halong

Au milieu des rochers, à quelques encâblures de la côte, une ferme d’huîtres perlières produit des perles et les commercialise sur place

Quelques photos prises à Hon Gai dans la baie d’Ha Long

Face à la fièvre immobilière, quel devenir pour la baie d’Ha Long ?

Dernière étape du périple : HANOÏ

Quelques photos prises lors de nos ballades dans la ville.